Erik M. Conway

  • The U.S. scientific community has long led the world in research on such areas as public health, environmental science, and issues affecting quality of life. Our scientists have produced landmark studies on the dangers of DDT, tobacco smoke, acid rain, and global warming. But at the same time, a small yet potent subset of this community leads the world in vehement denial of these dangers.

    Merchants of Doubt tells the story of how a loose-knit group of high-level scientists and scientific advisers, with deep connections in politics and industry, ran effective campaigns to mislead the public and deny well-established scientific knowledge over four decades. Remarkably, the same individuals surface repeatedly - some of the same figures who have claimed that the science of global warming is "not settled" denied the truth of studies linking smoking to lung cancer, coal smoke to acid rain, and CFCs to the ozone hole. "Doubt is our product," wrote one tobacco executive. These 'experts' supplied it.

    Naomi Oreskes and Erik M. Conway, historians of science, roll back the rug on this dark corner of the American scientific community, showing how ideology and corporate interests, aided by a too-compliant media, have skewed public understanding of some of the most pressing issues of our era.

  • A la rentrée 2013, les deux auteurs publient un article dans le prestigieux journal du MIT, Daedalus. Devant le retentissement provoqué par la thèse qu'ils défendent et l'angle choisi pour l'exposer, ils étoffent leur texte pour commettre ce qui s'avère être un essai vif et brillant, qui se veut coup de semonce et livre d'alerte sur l'avenir même de notre civilisation.

    Deux des plus grands intellectuels aux U.S.A. se posent dans cet essai de prospective la question suivante : pourquoi restons-nous inactifs, alors que nous disposons d'informations scientifiques robustes sur le changement climatique et que nous savons quels terribles événements vont suivre ?

    Nous sommes en 2093, avènement de l' « Age de la Pénombre », et les deux historiens futurs se retournent sur leur passé - qui est notre présent et notre avenir (possible). Tout avait pourtant bien commencé avec la création du GIEC en 1988. Mais rapidement le « déni » se répand en faisant valoir l'incertitude des données scientifiques. Les effets du changement climatique s'intensifient, et en 2023, l'année de l'«été perpétuel », il y a 500 000 morts et 500 milliards de dollars de perte. La frénésie pour les énergies fossiles amène les dirigeants à saisir les notes scientifiques sur la fuite de pétrole Bp en 2011. Puis la loi dite de « négation de la hausse du niveau de la mer » est adoptée par certains états. Mais rien n'y fait. La nature se déchaine sans que les mesures nécessaires ne soient prises. Pendant l'été 2041, des vagues de chaleur sans précédent détruisent les récoltes. Panique, émeutes, migration de masse, hausse explosive des populations d'insectes, épidémies. L'ordre social s'effondre dans les années 1950 et les gouvernants, acquis à l'idéologie néolibérale, se retrouvent désarmés devant la nécessité d'une intervention massive de l'état...

    En imaginant la situation vers laquelle l'humanité s'oriente si rien n'est fait, les auteurs démontrent magistralement le double piège dans lesquels la civilisation occidentale est en train de tomber. Deux idéologies inhibantes dominent : le positivisme et le fondamentalisme de marché. Quand les effets du Grand Effondrement se sont fait sentir, les démocraties n'ont d'abord pas voulu, puis pas pu faire face à la crise. Se trouvant dénué de l'infrastructure et de la capacité organisationnelle pour lutter.

    Foisonnant d'érudition, fruit d'un travail de prospective scientifique rigoureux, cet essai veut tenter de lutter contre les obscurantismes intéressés afin d'éviter à l'humanité ce que les auteurs nomment « l'Age de la pénombre ».

  • Depuis les années 1950, et plus particulièrement la fin des années 1980, une poignée de scientifiques américains, à la solde de lobbies industriels (tabac, énergie, pétrole), ont élaboré un savant travail de sape des vérités scientifiques. Une stratégie toute simple, qui a consisté à nier en bloc les preuves de la dangerosité du tabac, du DDT, de la réalité du trou de la couche d'ozone, des atteintes environnementales des pluies acides...
    Discréditer la science et les scientifiques, semer la confusion : grâce aux efforts d'un petit groupe d' "experts indépendants" et de médias naïfs ou complaisants, cette stratégie a fonctionné et fonctionne toujours. Il a fallu cinq ans à Naomi Oreskes et Erik M. Conway pour documenter et analyser les techniques de manipulation utilisées par ces marchands de doute, auxquels on doit une bonne part du climatoscepticisme contemporain.
    Cet ouvrage, qui ne relève en rien du pamphlet conspirationniste écrit à la légère, est aujourd'hui un classique, que chacun, scientifique ou citoyen, devrait lire.

  • L'ouvrage montre comment, à la fin des années 1980, une poignée de scientifiques américains proches des milieux néoconservateurs et à la solde des lobbys industriels (industrie du tabac, lobbys climatosceptiques, etc.) ont mis en mouvement une nouvelle forme de scepticisme, fondé sur le retournement contre elle des valeurs de la science, à destination des politiques et des médias. Au travers de multiples exemples (danger du tabac sur la santé, pluies acides, trou dans la couche d'ozone, tabagisme passif, réchauffement climatique...), les auteurs montrent en quoi cette stratégie a prévalu dès lors qu'une réglementation environnementale était envisagée.
    Aujourd'hui, les " marchands de doute " sévissent sur tous les continents. Ne baissons pas la garde.

  • Remarquablement documenté, cet ouvrage décrypte la stratégie qui a été mise en place, en Amérique du Nord, pour semer le doute, dans le grand public et parmi les élus, dès lors qu'une réglementation environnementale était envisagée. Le livre témoigne de l'importance des faits scientifiques dans le débat public, et conduit à une réflexion profonde sur la vulnérabilité de notre société face aux « marchands de doute ».

  • A la rentrée 2013, les deux auteurs publient un article dans le prestigieux journal du MIT, Daedalus. Devant le retentissement provoqué par la thèse qu'ils défendent et l'angle choisi pour l'exposer, ils étoffent leur texte pour commettre ce qui s'avère être un essai vif et brillant, qui se veut coup de semonce et livre d'alerte sur l'avenir même de notre civilisation.
    Deux des plus grands intellectuels aux U.S.A. se posent dans cet essai de prospective la question suivante : pourquoi restons-nous inactifs, alors que nous disposons d'informations scientifiques robustes sur le changement climatique et que nous savons quels terribles événements vont suivre ?
    Nous sommes en 2093, avènement de l' "Age de la Pénombre ", et les deux historiens futurs se retournent sur leur passé - qui est notre présent et notre avenir (possible). Tout avait pourtant bien commencé avec la création du GIEC en 1988. Mais rapidement le " déni " se répand en faisant valoir l'incertitude des données scientifiques. Les effets du changement climatique s'intensifient, et en 2023, l'année de l'"été perpétuel ", il y a 500 000 morts et 500 milliards de dollars de perte. La frénésie pour les énergies fossiles amène les dirigeants à saisir les notes scientifiques sur la fuite de pétrole Bp en 2011. Puis la loi dite de " négation de la hausse du niveau de la mer " est adoptée par certains états. Mais rien n'y fait. La nature se déchaine sans que les mesures nécessaires ne soient prises. Pendant l'été 2041, des vagues de chaleur sans précédent détruisent les récoltes. Panique, émeutes, migration de masse, hausse explosive des populations d'insectes, épidémies. L'ordre social s'effondre dans les années 2050 et les gouvernants, acquis à l'idéologie néolibérale, se retrouvent désarmés devant la nécessité d'une intervention massive de l'état...

    En imaginant la situation vers laquelle l'humanité s'oriente si rien n'est fait, les auteurs démontrent magistralement le double piège dans lesquels la civilisation occidentale est en train de tomber. Deux idéologies inhibantes dominent : le positivisme et le fondamentalisme de marché. Quand les effets du Grand Effondrement se sont fait sentir, les démocraties n'ont d'abord pas voulu, puis pas pu faire face à la crise. Se trouvant dénué de l'infrastructure et de la capacité organisationnelle pour lutter.
    Foisonnant d'érudition, fruit d'un travail de prospective scientifique rigoureux, cet essai veut tenter de lutter contre les obscurantismes intéressés afin d'éviter à l'humanité ce que les auteurs nomment " l'Age de la pénombre ".

  • Remarquablement documenté, cet ouvrage décrypte la stratégie qui a été mise en place, en Amérique du Nord, pour semer le doute, dans le grand public et parmi les élus, dès lors qu'une réglementation environnementale était envisagée.
    Étonnamment, on retrouve les mêmes acteurs, les mêmes méthodes et les mêmes résultats pour un ensemble de problèmes environnementaux : impact du tabagisme sur la santé, conséquences environnementales du DDT, scénarios d'hiver nucléaire, pluies acides, destruction de l'ozone stratosphérique, et à présent changement climatique. Des lobbies industriels, allant de l'industrie du tabac aux compagnies pétrolières, ont ainsi financé des " think tanks " libéraux, et mis en oeuvre une tactique maintenant bien établie pour discréditer les scientifiques, semer la confusion, promouvoir le doute. Un petit groupe d'" experts indépendants ", des scientifiques influents, façonnés par la Guerre froide, ont animé de multiples conférences pour semer le doute sur les faits scientifiques, à destination des politiques et des médias.
    Écrit comme une enquête, Merchants of doubt témoigne de l'importance des faits scientifiques dans le débat public, et conduit à une réflexion profonde sur la vulnérabilité de notre société face aux " marchants de doute ".

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