L'harmattan

  • Frédéric, comme nombre de jeunes Guadeloupéens, rêve de villas de luxe et de berlines allemandes. Mais, débarqué dans Paris et sa banlieue pour y poursuivre ses études, il découvre un autre monde, et des hommes qui caressent ou pleurent d'autres rêves.

  • Il y a d'abord Man Nina, la toute petite dame kouli qui a arrêté de parler, on ne sait pourquoi... Puis Hélène, la mulâtresse, confite dans sa pathétique supériorité. Monsieur Albert et Monsieur Joseph que l'on dit « Monsieur et Madame ». Simon le vieux chabin au poil rouge, si plein de vie et d'ardeur dans son fauteuil roulant. Sa femme Clothilde, aveugle à la laideur du monde. Et enfin, l'étrange Célestine, grande et noire comme un péché mortel !

  • "Taluen, Guyane, en pays amérindien. Mayuwale et Alawa, deux frères wayana, ont quitté leur village à l'adolescence pour entrer au collège. Autrefois très proches, désormais tout les oppose. L'aîné vit à Cayenne, entre ennui et chômage, et fuit ses origines. Son frère, revenu auprès des siens, se renferme avec aigreur sur lui-même tout en revendiquant vainement son identité wayana. Leurs retrouvailles à Taluen pour une cérémonie traditionnelle vont pourtant brutalement sceller leurs destins et marquer le début d'un périlleux périple, remontant vers la source du fleuve Maroni et de l'histoire de leur peuple."

  • Ann Rainville est une Américaine de Virginie. Férue de culture française, elle quittera son sud natal pour Paris. Après son mariage avec un jeune Créole, elle partira s'établir en Martinique. Dans le milieu où elle tentera de s'immerger, le mode de vie clanique semble relever d'un principe fondateur ; aussi son union avec le fils d'une riche famille du cru sera-t-elle récusée comme « contre nature ». Au-delà de sa confrontation avec la virulence des normes sociales, la jeune étrangère s'inscrit dans le récit comme une sorte de révélateur d'un monde encore profondément marqué par l'économie de plantation, et les rapports aussi indéfectibles que dénaturés entre héritiers des colons et descendants des peuples razziés d'Afrique...

  • Une famille française pas tout à fait comme les autres... père antillais, mère vendéenne. Après leur décès, Louise entreprend de vider leur appartement et le grenier où lettres, papiers, meubles se sont entassés au fil des ans. Sur fond de racisme et de pauvreté, dans un va-et-vient constant entre passé et présent, apparaissent les comportements post-colonialistes d'une certaine société française vis-à-vis des minorités visibles. Ce témoignage fait écho au mal-être de beaucoup de jeunes issus de l'immigration, eux aussi laissés pour compte.

  • La Crique à Cayenne, c'est ce quartier populaire acculé à son canal, avec sa population melting-pot, grouillante de ses pêcheurs, de ses hommes et femmes de mauvaise vie. Alors quand elle devient l'enjeu de spéculations immobilières, les obligeant à un nouvel exode, surgit l'une des leurs, Félicia, miraculée de la vie, rescapée du Sida qui avec sa formidable énergie se métamorphose en porte-parole du mouvement social. Au-delà, toute une série de portraits de personnages divers, une atmosphère, une vibration ...

  • En Haïti, au début des années 80, le gouvernement de Duvalier, avec la complicité des Etats-Unis, fait abattre les cochons créoles, cochons noirs qu'on surnomme la tirelire du pauvre, pour les remplacer par des cochons roses. A partir de cet événement historique, l'auteur campe le personnage d'une femme emblématique, Myrtha Mexil, qui se révolte contre cette injustice et fera tout pour sauver la race des cochons créoles.

  • Jawad Bazile est un jeune trentenaire, marié et père de famille. Après avoir travaillé pendant plusieurs années au bureau des relations internationales de l'université des Antilles-Guyane, il se retrouve au chômage. Cette période sans emploi va éprouver sa relation avec sa femme et ses enfants. En essayant de se reconstruire et de retrouver le chemin de l'emploi, il découvrira d'autres personnes et de nouvelles réalités...

  • "Le procès d'Émile est relaté avec minutie mais n'est en réalité qu'un prétexte pour décrire un aspect du quotidien de la cité Anbatole. Le récit d'une banlieue multiculturelle de la fin du XXe siècle où se côtoient les rêves et les désespérances des résidents. Il s'agit aussi d'une satire qui trouve un écho dans cette société contemporaine. Si les décors et le ton paraîtront familiers à certains, beaucoup seront séduits par la narration subtilement imprégnée de poésie. - "

  • "Sur l'île nommée Angwada, Émeraude Papillon, après un échec conjugal, regarde différemment son environnement. Elle tente de séparer le vrai du faux, en s'interrogeant sur son identité pour ainsi donner du sens à sa vie. C'est le point de vue d'une femme qui comprend les autres femmes, en l'occurrence, Caroline, l'ex de son conjoint. Émeraude Papillon milite pour plus de solidarité sur une île où les familles monoparentales se multiplient. Elle veut croire en l'amour qui unifie, plus qu'en la haine qui divise."

  • "Messieurs et dames, approchez, approchez ! Venez donc faire un petit tour dans cette machine ! Cette boîte à musique ne fredonne pas que des mélodies suaves ou des rythmes - entraînants invitant à se déhancher langoureusement. Non. C'est un cirque mécanique ! Que dis-je ?! Un carrousel des horreurs ! Dans ce manège, vous risquez de rencontrer des - masques grossiers, des pantins désarticulés, des murmures inquiétants et des hurlements déchirants, des monstres visibles et invisibles."

  • "En 1940, à l'heure du gouvernement de Vichy et de l'Occupation en France métropolitaine, à l'heure aussi de la Dissidence aux Antilles, Espérat, un jeune homme de l'île de la Dominique, part en Guadeloupe chercher une vie meilleure. Il tombe amoureux d'une jeune fille de famille aisée, Zélie, protégée par Carmen, redoutable tutrice et gérante de l'épicerie familiale. Espérat réalisera-t-il la vie dont il rêvait ?"

  • "La famille Charles est martiniquaise, elle est aussi « Antillais d'en France » car la loi de la départementalisation de 1947 a érigé ces vieux comptoirs de l'empire colonial en Français de l'outre-mer. Face à un statut inique infligé à ses populations, la jeunesse antillaise refuse cette nouvelle règlementation, qu'elle n'hésite pas à nommer « politique de l'assimilation ». - Edouard Charles a dû quitter le lycée Schoelcher à la mort de son père, quelques années plus tard, il sera obligé de quitter la Martinique dans laquelle il étouffe pour se rendre en France continentale. Cécilia, son épouse connaît déjà l'Hexagone. Exilés à Paris, dans le quinzième arrondissement, les Charles et leurs quatre enfants vivent sous les toits. Et c'est une petite armée qui se constitue sur le poids de leur corps, car ils sont avant tout Nègres en Hexagone. Au contact des gens d'en France, Edouard se forme, travaille, lie des amitiés, prépare des concours à la fonction publique. Les enfants eux deviennent de vrais parisiens, avec cependant pour Sonie, la Martinique et son enfance, qu'elle ne parvient pas à oublier. - "

  • Les jeunes ultramarins viennent faire leurs études supérieures en France hexagonale, pays fantasmé. Ils font le douloureux apprentissage de la vie, entre fêtes et études. Les ornières sont inévitables.Rhéa Danzel, guadeloupéenne, a perdu sa meilleure amie Kitty dans un accident. Son deuil a été très douloureux. Aujourd'hui, elle quitte son île pour faire des études à Toulouse et se refuse d'aimer. Aimer, c'est se perdre dans l'autre !Didier, Martiniquais ambitieux et brillant étudiant en école de commerce à Toulouse, se destine à être journaliste à la télévision française, secteur peu ouvert à la diversité. Laissera-t-il une place à l'amour dans le plan de réussite tracé par sa famille ? David, étudiant en médecine à Toulouse, n'a pas oublié Kitty, la chabine aux yeux verts. L'arrivée de Rhéa dans la ville rose va-t-elle rouvrir ses blessures ? Ce roman relate plusieurs vies énigmatiques entre les DOM et Toulouse (Caroline, Jean, Eloïse, Alicia, Marité, Sylvain, Claudia...). Des secrets seront dévoilés et des masques vont tomber.

  • L'auteur, dans un récit partiellement autobiographique, décrit son parcours de vie et émet son opinion sur les différents domaines de la vie des Antilles. Il apporte une nouvelle façon de voir notre culture et en particulier notre langue créole. Après une analyse détaillée, il livre sa conclusion en émettant un souhait dans l'organisation des outremers et leur mode de relation avec le pouvoir central qui puisse contribuer simultanément à l'épanouissement du peuple français et des peuples d'outre-mer plus autonomes au sein de la République.

  • Une fille se fait violer dès ses quatorze ans par son père dans la maison familiale, presque sous le nez de la mère. Le cauchemar n'en finit pas. Le père pourrait s'attaquer à sa jeune soeur. Chantage. Elle pense protéger sa famille. La mort du père est vécue comme une libération. Un nouvel espoir. La vie reprend son cours. La fille est maintenant jeune femme. Elle fait de grandes études, s'épanouit dans son métier, noue une relation avec un homme. Elle accepte à contre-coeur le mariage. Quelques années de vie commune suffisent pour que son homme se transforme. Le mari remplace le père. De nouveau, elle se fait violer. Elle est battue. Personne ne le sait. Elle protège l'image du parfait mari, un bel homme bien sous tous rapports. Elle finit séquestrée, bientôt assassinée. Elle arrive à s'enfuir. Elle doit subir le regard des autres, jusqu'au procès. Ayant perdu le goût de vivre, elle vit en recluse dans son petit appartement, son sanctuaire. Elle soigne ses traumatismes à l'abri des regards. Elle accepte enfin d'avoir des amants. Elle refuse d'entendre parler d'amour. Elle règle ses comptes avec les hommes, le père, le mari, l'amant.

  • Le très long cri nègre, que se lancent et se renvoient les abîmes de l'histoire, qui l'entend aujourd'hui ? Trois siècles d'esclavage ont vu près de onze millions d'Africains quitter de force la mère des Continents, pour être exploités dans les plantations et les mines du monde colonial. Le temps s'est-il bien envolé, jusqu'aux migrations d'aujourd'hui ? C'est la raison d'être de ce récit sur les vendanges de sang qui, dans les plantations de canne à sucre, de café, de thé, et de coton, firent la gloire et la fortune des Européens...

  • "Rodrigue, ayant retrouvé son père et réussi sa résilience, s'engage sur son chemin d'excellence, qui le conduit du lycée Schoelcher de Fort-de-France, dont il rêvait depuis son plus jeune âge, jusqu'à l'Ecole Normale Supérieure de la Rue d'Ulm à Paris, sur les traces d'Aimé Césaire son illustre ancêtre. Avec son père, ils vont, tous les deux, chacun dans son domaine, réaliser le rêve que Man Philomène avait conçu pour eux : devenir des personnages célèbres, grâce au soutien, à l'amour et la complicité de Clara, elle aussi engagée sur son chemin d'excellence. Une nouvelle vie commence donc pour ces trois personnages qui se veulent des « guerriers de la Lumière »."

  • Quand Marmonet apparaît sur le haut du morne si droit et si grand, toutes les bouches s'entrouvrent de stupéfaction. Est-ce bien lui, ce nègre blanc, responsable du destin de la petite Imprévue, originaire d'Haïti, rescapée du naufrage qui a détruit son embarcation et retrouvée esseulée, toute nue dans une flaque d'eau ?SAvec une plume piquante, Yvelise Vetral emmène le lecteur sous les Tropiques, dans l'île de la Martinique, à l'époque où les plantations faisaient vivre la plupart des gens. On peut presque sentir sa sueur perler ou un fourmillement persistant dans ses orteils tant on est au coeur de l'action imprégnée de la langue créole.

  • Sur fond véridique d'indépendance puis de guerre civile, voici la saga d'un lignage de quatre femmes qui, de part et d'autre de la frontière anti-naturelle entre deux Guyanes, la française et la néerlandaise qui deviendra la Suriname, combattent pour leur survie et celle des enfants qu'elles ont portés.

  • Clone d'Ange raconte les existences et les mentalités d'une poignée d'Haïtiens sur deux générations. L'action se déroule à Port-au-Prince, et débute lorsqu'une femme portant l'habit religieux vient s'installer seule dans une maisonnette de banlieue. Son passé et son mode de vie ne tardent pas à susciter l'hostilité des bonnes gens.

  • A Bogikamo, petit village d'Afrique Noire, une femme veut un enfant à tout prix. Son désir obsessionnel devient l'occasion rêvée pour les génies des eaux de réaliser un plan diabolique : régner sur les hommes. Voici l'histoire de Koumalan Djoko ou comment un enfant consacré dès sa naissance aux "esprits des crocodiles" deviendra l'un des plus puissants chef d'Etat de la jeune Afrique indépendante. Cette fiction s'appuie sur le contexte socio-politique commun à de nombreux pays africains à l'aube des indépendances.

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