Odile Jacob

  • La Cour suprême est le sommet du pouvoir judiciaire aux États-Unis. Or elle n'a «?ni la bourse ni l'épée?» pour faire respecter ses décisions?: d'où lui vient alors sa grande autorité??
    Dans ce nouveau livre, Stephen Breyer nous explique comment la Cour suprême, par des décisions marquantes au fil de son histoire, a gagné l'assentiment du peuple, clé de la sauvegarde du rôle du pouvoir judiciaire. Car son pouvoir dépend «?de la volonté du public de respecter ses décisions, même celles avec lesquelles il est en désaccord?».
    Selon Stephen Breyer, l'autorité de la Cour et la prééminence du droit supposent que les juges aient assez d'autonomie pour ne pas apparaître comme des «?politiciens en robe?». Il plaide aussi pour que le public soit mieux informé sur le fonctionnement des institutions et du système judiciaire et qu'il ait à coeur d'y tenir sa place.
    Une mise en garde contre la politisation du judiciaire et un acte de foi, optimiste mais lucide, pour la défense du droit et de la démocratie.
    Un grand texte de philosophie politique.

  • Pour que chacun vive mieux, faut-il seulement plus de richesse ? Ou bien faut-il se soucier aussi du développement humain et de la liberté sous toutes ses formes ? Telle est la question cruciale que pose cet ouvrage, qui renoue avec le style et l'ambition des grandes oeuvres économiques du passé. Il a reçu le prix européen du livre d'économie pour l'année 2000.
    « Les pauvres du monde entier n'ont pas de porte-parole plus inspiré et plus convaincant parmi les économistes qu'Amartya Sen. » Kofi Annan

  • La révolution technologique vient seulement de commencer ! Tel est le propos de ce livre, écrit par deux grands experts américains des nouvelles technologies. Leur optimisme se fonde sur la fameuse loi de Moore, qui veut que les capacités de calcul des ordinateurs doublent tous les dix-huit mois. Une loi exponentielle qui accouche d'un monde nouveau tous les dix-huit mois.

    Des voitures autonomes se jouant des aléas de la circulation aux robots capables de nous remplacer dans les tâches ménagères, en passant par toutes les innovations de la santé et de l'information, ce livre nous entraîne au coeur de la Silicon Valley avant de nous faire pénétrer les arcanes de ce que les auteurs appellent le « deuxième âge de la machine » : une révolution industrielle sans précédent, qui mêle intelligence artificielle, robotique et économie numérique.

    Très accessible, ce livre est une contribution décisive au débat sur la croissance et la productivité. Et même s'il n'annonce pas encore la disparition du travail, il en appelle cependant aux entreprises et aux gouvernements pour accompagner ces mutations et répartir l'abondance.

  • ?Comment fédérer des milliers de cités provenant d'horizons juridiques et culturels différents en un ensemble cohérent et efficace, sans que tout sombre dans le chaos ou la tyrannie ? C'est le problème qu'a dû affronter la cité de Rome, une fois conquise une grande partie du monde occidental. Par leur créativité incessante, les juristes romains ont petit à petit conçu un droit civil qui intégrait des éléments étrangers, tout en les qualifiant de romains. Créant une homogénéité à partir de l'hétérogénéité, ce travail séculaire a abouti, en 212 de notre ère, à la Constitution Antonine par laquelle l'empereur Caracalla a accordé la citoyenneté romaine à tous les hommes libres du monde romain. Déconstruisant bon nombre d'opinions modernes concernant Rome, la République et l'Empire, ce livre retrace cette aventure intellectuelle et politique extraordinaire, qui n'est pas sans rappeler certaines questions contemporaines issues de la mondialisation. Professeur à l'Université de Chicago, Clifford Ando est historien du droit et de la religion romaine. Il a récemment publié The Matter of the Gods : Religion and the Roman Empire (2009) et Imperial Roma : The Critical Century (2012). Le présent ouvrage est issu de conférences qu'il a données au Collège de France, en mars 2010.

  • comment l'inde, malgré ses disparités, peut-elle former une communauté malgré tout cohérente ? amartya sen montre ici à quel point l'acceptation de l'hétérodoxie et la tradition pluraliste sont cruciales dans la culture indienne.
    ce parcours conduit de l'inde ancienne aux débats actuels sur l'influence de la rationalité occidentale ou la laïcité, le statut des différentes religions ou même l'arme atomique ; il révèle toute la richesse de la pensée indienne. l'inde cherche depuis toujours à concilier enracinement dans la tradition et évolution, diversité et unité : serait-elle un modèle pour demain ? a côté de son oeuvre d'économiste, consacrée aux conditions du développement, amartya sen poursuit depuis de longues années une réflexion sur les forces de la culture et de la pensée indiennes face à la modernité.
    ce volume présente pour la première fois en français cette réflexion unique.

  • Les neufs juges composant la Cour suprême des Etats-Unis, qui sont nommés, ont un pouvoir considérable : celui de bloquer des lois émanant d'élus du peuple. D'où vient alors la légitimité qu'on leur reconnaît ? Comment ont-ils gagné la confiance dont ils bénéficient ? En quoi contribuent-ils à plus de démocratie ? Pour l'expliquer, Stephen Breyer revient sur la riche histoire de cette cour.La dépossession des indiens cherokees, le statut des esclaves, l'internement des Américains d'origine japonaise lors de la Seconde Guerre mondiale, la déségrégation scolaire à Little Rock à l'époque des luttes pour les droits civiques des Noirs, l'élection de George Bush ou encore le sort des détenus à Guantánamo Bay : retraçant ces moments dramatiques, Stephen Breyer montre comment la Cour suprême est devenue non seulement la gardienne de la Constitution, mais surtout une institution qui joue un rôle clé dans la vie politique.Une leçon d'efficacité institutionnelle et de démocratie par un des juristes les plus respectés aux Etats-Unis.

  • Dans le débat passionné qui fait rage autour de la mondialisation, ses critiques font valoir les nombreux maux qu'elle inflige aux pays pauvres, du travail des enfants à la dégradation écologique en passant par l'homogénéisation culturelle.
    Jagdish Bhagwati répond ici à ces arguments souvent avancés contre la libéralisation des échanges mondiaux. La mondialisation, si elle est bien conduite, est bien la force la plus puissante de progrès social dans le monde. Accroît-elle ou réduit-elle la pauvreté ? Favorise-t-elle vraiment le travail des enfants ? Nuit-elle aux femmes ? Met-elle en péril les spécificités culturelles ? Déséquilibre-t-elle les salaires ? Ravage-t-elle l'environnement ? Fait-elle le jeu des entreprises les plus prédatrices ? Tous les grands arguments antimondialisation sont passés au crible.
    Avec, au bout du compte, une interrogation cruciale : quelle gouvernance pour une mondialisation bien conduite ? " L'un des grands théoriciens du commerce international. ", Wall Street Journal.

  • Identité et violence

    Sen-A

    Le monde semble redevenir une fédération de « cultures », de « civilisations » où chacun est sommé de se ranger. Faut-il s'y résigner ? N'avons-nous d'autres choix que de nous enfermer dans une identité close ?

    Remettant en cause l'idée de Moyen-Orient et d'Occident monolithiques, rompant avec la logique de l'affrontement entre blocs, revendiquant ses racines indiennes comme ce qu'il doit à la culture des pays occidentaux où il travaille, Amartya Sen dénonce les illusions qui entourent pour lui la notion d'identité aujourd'hui.

  • " la géométrie fractale a contribué à modéliser le climat, à étudier les cours des fleuves, à analyser les ondes cérébrales et les mouvements sismiques, et à comprendre la distribution des galaxies.
    Ma conviction est qu'elle a également énormément à apporter en finance. c'est ainsi que j'ai passé ma vie à étudier le risque et à analyser la répartition des revenus clans la société, la formation et l'explosion des bulles financières, les variations de taille des sociétés. les concentrations industrielles et l'évolution des cours financiers. pour moi, une structure se dessine dans ces mouvements de prix.
    Mes travaux pourraient ainsi éviter aux gens de perdre autant d'argent parce qu'ils sous-estiment leurs risques de ruine. penser les marchés comme un système scientifique permettrait aussi de forger une industrie financière plus forte et un système de régulation meilleur. " b. m. et si la science permettait d'éviter une nouvelle crise ?.

  • " On ne peut pas réfléchir sur la sortie de la crise si on ne comprend pas la crise en elle-même. Son essence est économique et sociale. Ce qui a fait défaut au système économique, c'est la charpente de règles, de contrôles et d'actions gouvernementales qui, dans une économie de marché, constitue l'indispensable complément de la libre recherche du profit par les individus et les entreprises. Cette crise est en réalité politique et institutionnelle : l'échec dont elle résulte est davantage celui de la politique économique que celui de la finance et des marchés. Enfin, et de manière plus générale, la crise trouve ses racines sur le terrain de la culture, intellectuelle et anthropologique : il découle d'attitudes mentales, d'idées et de comportements devenus dominants dans nos sociétés. Observer le présent comme un événement historique signifie regarder les faits pour comprendre "comment nous voudrions que cela se passe". Les regarder pour chercher la synthèse entre ce que nous voulons et ce que nous pouvons. "

  • Pour que chacun vive mieux, faut-il seulement plus de richesse ? Ou bien faut-il se soucier aussi du développement humain et de la liberté sous toutes ses formes ? Telle est la question cruciale que pose cet ouvrage, qui renoue avec le style et l'ambition des grandes oeuvres économiques du passé. Il a reçu le prix européen du livre d'économie pour l'année 2000.
    « Les pauvres du monde entier n'ont pas de porte-parole plus inspiré et plus convaincant parmi les économistes qu'Amartya Sen. » Kofi Annan

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