Points

  • Près d'un milliard de personnes vivent avec moins de un dollar par jour. Les politiques destinées à lutter contre la pauvreté semblent souvent incapables d'améliorer leurs conditions de vie. Cet échec pourrait-il être dû aux failles des théories qui sous-tendent ces programmes plutôt qu'au caractère écrasant de la tâche ?
    C'est cette hypothèse que défend cet ouvrage. Les experts ont pris l'habitude de décider à la place des pauvres de ce qui est bon pour eux sans prendre la peine de les consulter. Abhijit V. Banerjee et Esther Duflo ont initié la démarche inverse. À distance des réflexes partisans, ce livre aborde ainsi le défi du combat contre la pauvreté comme une série de problèmes concrets qui, une fois correctement identifiés et compris, peuvent être résolus un à un.

  • Ce livre raconte l'avènement de l'« économie comportementale » : cette nouvelle discipline, fondée par Richard Thaler, renouvelle l'analyse économique en étudiant les comportements réels des êtres humains, et non plus la fiction de l'homo oeconomicus. Quarante ans de recherches ont en effet définitivement établi que les consommateurs, les entrepreneurs, les investisseurs, les chauffeurs de taxi, etc., pensent et agissent bien souvent de travers par rapport à la fiction du choix rationnel et du marché efficient.

    Grâce à ce livre, chacun comprendra mieux ses propres comportements erronés (misbehaving), certes déviants de la rationalité économique, mais qui font de nous des humains. Thaler nous dévoile aussi comment la compréhension de nos modes de raisonnement réels peut nous aider à prendre de meilleures décisions dans notre vie personnelle, dans la gestion des affaires économiques ou dans la conduite des politiques publiques.

  • Nous savons bien que l'argent ne saurait tout acheter. Et pourtant, la marchandisation des biens et des valeurs progresse sans cesse. Mais c'est en Amérique que cela se passe, pensons-nous. Là-bas, les écoles en sont à payer les enfants s'ils ont de bonnes notes. Serions-nous à l'abri de ces dérives ?

    Nous sommes en réalité déjà contaminés. Il est immoral de vendre le droit de faire du tort aux autres, pensons-nous. Alors pourquoi instaurons-nous un marché des droits à polluer qui permet aux pays riches de polluer davantage en rachetant les droits des pays moins développés ?

    Nous n'avons pas encore réfléchi à ce que devrait être la place du marché dans une société démocratique et juste. Ce livre, déjà un best-seller mondial, nous y aide puissamment.

  • Après une revue critique des grilles de lecture de la crise, Galbraith montre comment des gouvernements de tous bords ont aggravé la crise en pratiquant des politiques d'austérité. Mais, s'il faut certes rejeter ces dernières, une simple relance keynésienne ne suffira pas pour restaurer l'emploi, car le temps de la forte croissance est révolu. Le coût de l'énergie et l'urgence écologique imposeront une limite à l'expansion. Celle-ci crée moins d'emplois en raison de la révolution numérique. Il nous faut désormais trouver les moyens d'assurer une activité et un revenu pour tous, dans un régime de faible croissance. Il faudra notamment relever le salaire minimum, renforcer la protection sociale, remplacer la finance privée par un service public bancaire... Bref : promouvoir tout ce que dénigrent nos gouvernements.

  • Le succès mondial de Thomas Piketty, qui fut l'élève d'Anthony Atkinson, a remobilisé l'attention sur le fléau que constitue l'explosion des inégalités dans les pays riches. Le diagnostic est désormais bien connu. En revanche, trop peu d'économistes nous expliquent comment inverser la tendance. Et tant d'autres ressassent les prétendues limites de l'action publique : l'intervention de l'État affaiblirait l'économie ; la mondialisation rendrait toute action impossible au niveau national ; nous « n'avons pas les moyens », etc.

    Atkinson met en pièces ces contre-vérités et propose un programme concret et réalisable, même au niveau d'un seul pays. Il prescrit des politiques innovantes dans cinq domaines : le changement technologique, la recherche du plein-emploi, la sécurité sociale, le partage du capital et la fiscalité progressive.

    Traduit de l'anglais par Françoise et Paul Chemla.

  • Depuis les années 1980, des crises de plus en plus graves se sont succédé. Celle de 2008 a mené le système financier au bord de l'effondrement et engendré une récession dans les économies capitalistes. Pourquoi ces catastrophes que l'on croyait révolues reviennent-elles toujours ?
    Krugman explique ici les ressorts de cette fatalité. Il démontre l'insuffisance des normes prudentielles et met au jour une crise du système lui-même, de sa logique fondée sur la libre circulation et la valorisation des capitaux, alors qu'une prospérité durable supposerait de satisfaire les besoins du plus grand nombre et de distribuer équitablement le pouvoir d'achat. L'auteur souligne une raison fondamentale du retour des crises : l'incapacité à laisser les faits remettre en cause des doctrines libérales erronées.

  • Comment lutter efficacement contre le retour - massif - des inégalités sociales, sans retomber dans l'ornière d'un égalitarisme abstrait dont toute l'histoire du siècle a montré les dangers ? Telle est la question - aujourd'hui centrale - posée ici par un grand théoricien mondialement respecté, Amartya Sen.
    Selon lui, il est urgent de réconcilier l'engagement moral en faveur de l'égalité et la rationalité économique. Pour ce faire, on doit nécessairement procéder à une « remise à plat » des concepts fondamentaux sur lesquels se fonde notre appréciation de l'égalité, de la diversité humaine, de la « capabilité » ou du bien-être social. Ce livre est certainement l'essai le plus novateur, depuis la fameuse Théorie de la justice de John Rawls.
    L'auteur se démarque de ce dernier en repensant l'idée de justice comme une égale capacité des individus à agir, à choisir et à mener leur vie. Plus et mieux que l'égalité des chances et des droits fondamentaux privilégiée par Rawls, c'est une voie praticable vers l'égalité réelle qui est ici recherchée.

  • Dans la forme, l'ouvrage est dans la lignée de notre best-seller Les Vraies Lois de l'économie. Sur un ton léger, non sans humour et avec un grand talent de vulgarisateur, l'étoile montante de l'économie hétérodoxe anglo-saxonne passe en revue 23 contrevérités économiques continuellement diffusées par le discours dominant et les médias. Dans le fond, à la différence des « Vraies lois » qui traitent d'abord de la pensée économique, le livre de Chang s'attache plutôt aux faits : il démonte 23 mythes à propos des prétendues vertus ou nouveautés du système capitaliste contemporain.

  • Les séries américaines déchaînent les passions grâce à Tony Soprano, Walter White, Don Draper ou encore Omar Little. À travers de nombreuses interviews et anecdotes, Brett Martin dresse le portrait de ces antihéros légendaires. Des personnages dont la complexité n'aurait pas été la même sans les scénaristes de génie qui ont transposé leurs angoisses sur ces alter ego fictifs.

  • Des banquiers crédules, des spéculateurs corrompus, de naïves agences de notation...
    Manipulant des fortunes dont les ordres de grandeur dépassent l'entendement. Bienvenue dans le monde de la finance! Le "casse du siècle" ou le vrai roman de la crise saisie depuis son origine: Les subprimes, ces produits financiers qui ont servi à l'enrichissement de quelques-uns... et causé la ruine de beaucoup.

  • Dans ce classique de l'initiation économique, robert l.
    Heilbroner donne une image complète des grandes traditions de l'économie : classique, marxiste, keynésienne, etc. il fait découvrir d'un même mouvement qui furent les grands économistes - d'adam smith à schumpeter -, ce que fut leur temps, ce qu'ils dirent, ce que la science économique leur doit.

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