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Après le beau récit biographique sur Armen Lubin, Hélène Gestern revient au roman avec cet énigmatique 555. Comme souvent chez l'autrice, le roman classique se double d'une enquête. Il s'agit ici d'une enquête sans enquêteur. Mais plutôt de la résolution d'une énigme qui nous tient en haleine jusqu'au bout. De quoi s'agit-il?? Dans 555, Hélène Gestern nous entraîne dans le monde de la musique, des musiciens, de la lutherie, avec une puissance qui lui appartient. C'est en défaisant la doublure d'un étui à violoncelle que Grégoire Coblence, associé d'un luthier, découvre une partition ancienne. Après l'avoir fait déchiffrer, il acquiert la certitude qu'elle a été écrite par Domenico Scarlatti, le plus illustre des compositeurs pour clavecin. Mais la partition disparaît. Cinq êtres, dont l'existence est intimement liée à l'oeuvre du musicien, se lancent alors à corps perdu à la recherche du précieux document, dans un contexte où vérité et mensonges, sincérité et faux-semblants ne cessent de se télescoper. de la plus troublante des façons. Mais comme toujours dans les romans d'Hélène Gestern, ces cinq hommes et femmes, au fil de la diabolique partie d'échecs à laquelle ils vont devoir prendre part, sont peu à peu amenés à questionner leur passé, leurs amours, leurs espérances et leurs erreurs, à la faveur d'une quête qui va bouleverser durablement leurs existences.
Scarlatti, compositeur génial aux 555 sonates, est le fil conducteur de ce roman «musical». Sa musique envoûtante en est la bande sonore. Et peu importe, finalement, de savoir s'il faut en ajouter une 556e.
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Neige Collection Arléa-Poche Illustré par Georges Lemoine Dans une langue concise et blanche, Maxence Fermine cisèle une histoire où la beauté et l'amour ont la fulgurance du haïku. On y trouve le portrait d'un Japon raffiné où, entre violence et douceur, la tradition s'affronte aux forces de la vie.
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Le dernier thé de maître Sohô est un voyage poétique qui réunira deux visages du Japon du XIXème siècle.
Le sabre prend la vie alors que le thé la donne.
Juillet 1853, la flotte américaine entre dans la baie d'Edo. C'est la fin de la politique isolationniste du Japon et le début de l'ouverture sur l'extérieur.
Le Japon laisse derrière lui la tradition des samouraïs.
Pourtant, au même moment, Ibuki, fille d'un producteur de Saké, n'a qu'un rêve : devenir samouraï. Elle renoncera pour cela à sa condition féminine, en se travestissant, bandant sa poitrine et adoptant les vêtements sombres réservés aux hommes. Fuyant sa destinée d'héritière, elle entreprend une longue marche à travers le Japon pour rencontrer celui qu'elle considère comme un maître, Akira Sohô, fils de samouraï et véritable légende.
Leur rencontre sera bien plus qu'un affrontement entre maître et disciple. L'un, possédant la sagesse, s'est tourné vers la voie du thé, délaissant la violence du sabre, et l'autre, dans l'ignorance de la jeunesse, fidèle à une tradition vouée à la disparition.
Tout les oppose mais les extrêmes, dit-on, finissent toujours par se rejoindre.
Le dernier thé de maître Sohô est un voyage poétique qui réunira deux visages du Japon du XIXème siècle. La voie du sabre et la voie du thé. Mais c'est aussi et surtout, un voyage dans ce Japon poétique, où les vols d'hirondelles, les chants célestes des cueilleuses de thé, le murmure des théières, l'éclat argenté des sabres dans l'air, nous emmènent dans un monde poétique.
Cyril Gely nous donne avec Le dernier thé de Maître Sohô un récit ou plutôt un conte poétique qui nous emporte à la fois dans le Japon de la tradition mais aussi dans la magie d'une rencontre improbable où deux destins trouveront leur accomplissement. -
Il faut mysogyne, mauvais époux et mauvais père, un peu courtisan dans ses dédicaces, libertin dans ses Contes, et fidèle dans ses amitiés. Restent ses "Fables", que nous publions ici intégralement, sans commentaire, simplement parce qu'elles sont son chef-d'oeuvre, que toutes méritent qu'on les lise et les relise, que nombre d'entre elles hantent à jamais la mémoire des écoliers que nous fûmes, et parce que la maîtrise de son art s'y déploie pour notre plus grand plaisir.
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Le souvenir tenace d'une histoire familiale jadis éclatante, une certaine gêne financière pour ne pas dire pauvreté, et finalement une volonté farouche de lutter contre le déclassement.
On a tous un lieu d'enfance, lieu des premières années. Maison ou appartement, cet endroit littéralement lié aux souvenirs, bruits, lumières du tout début, enferme pour toujours le mystère de la petite enfance. C'est au 10, villa Gagliardini que Marie Sizun a décidé de retourner. Mais c'est d'un voyage tout intérieur dont il s'agit. Nous poussons la porte avec elle et nous découvrons, dans l'agencement du petit appartement une histoire romanesque. C'est là que l'auteur grandira, vivra le retour de captivité de son père après la guerre, l'arrivée d'un frère puis le délitement du couple qui, une fois le père en allé, lui rendra sa mère pour elle toute seule, en une espèce de compagnonnage où les rôles bientôt s'inverseront. Mais plus que le récit d'une enfance, c'est surtout l'histoire d'un combat pour trouver sa place. L'appartement est un refuge, une île merveilleuse où, malgré les difficultés financières, la petite vit dans un monde de fantaisie et de joie entretenu par sa mère dont l'originalité les protège des difficultés et des conventions sociales. Tout est bonheur : faire des dessins sur les murs, découvrir la lecture, écouter sa mère chanter. Chaque objet, chaque meuble raconte une histoire, s'anime. Et bien vite, l'enfant est attirée par le dehors. La vue de la fenêtre laisse entrevoir la beauté du monde : les toits de Paris luisant sous la pluie, les ciels changeants, tout est prétexte au ravissement. Puis la porte s'entrouvre sur le monde inconnu, l'école, les amies, la découverte du cinéma et ce quartier du vingtième arrondissement entre la rue Haxo et la place du Télégraphe. Les jalons sont posés, qui deviendront l'oeuvre à venir. Le souvenir tenace d'une histoire familiale jadis éclatante, une certaine gêne financière pour ne pas dire pauvreté, et finalement une volonté farouche de lutter contre le déclassement. Une histoire de transfuge en somme. -
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Primo Levi écrit dans Si c'est un homme comment un roman a accompagné, dans un baraquement du camp d'Auschwitz 111-Monowitz, le jeune homme de vingtcinq ans qu'il était, malade, et qui ignorait alors si ses voisins de lit et lui-même allaient être exécutés.
Cette expérience si forte et si singulière de la lecture, telle que nous la raconte Fabrice Gaignault, est inoubliable. Il nous le dit : chaque livre est une aventure intime. Chaque livre, comme celui-ci, a son secret. -
Le 7 janvier 2015 a lieu l'attentat contre Charlie Hebdo.
Le procès s'achève dix ans plus tard.
Sous la forme d'un long poème, Natacha Wolinski, fille du dessinateur Georges Wolinski, se remémore les audiences au Palais de Justice, revient sur son enfance avec son père, sur la fertilité de ses origines polonaises, grecques, tunisiennes.
Je ne suis pas victime,
pas davantage juge,
j'avance sans haine,
sans méthode
et sans explication
je viens chercher réconfort
auprès de la langue de la justice
auprès des mots de la République,
mais je m'égare
dans leur clarté de métal,
que puis-je ajouter
ou retrancher,
moi qui appelle
le chant fragile,
la polyphonie des voix
de roches et de galets -
À quoi tient le bonheur ? Par quoi est-il provoqué ? La lecture, une glace au chocolat, le dos nu d'une femme, ses petits-enfants... Quelque chose qui tient de
La Première Gorgée de bière (Philippe Delerm). Soyons heureux !
Le bonheur ne se provoque pas. Au mieux, il se rencontre.
Dans la grammaire de nos vies, " être heureux " fuit le présent, trop maigre, trop fluide aussi pour se laisser attraper. On reconnaît surtout le bonheur après coup, comme un visage ami croisé dans la foule et vite disparu. Tout au plus peut-on dire : " J'étais heureux alors... En telle circonstance, à tel moment du temps... Avec tel être aimé... "
J'étais heureux et je ne le savais pas.
Parce qu'il n'y a pas de conscience du bonheur. D'appréhension claire et lucide de ce qu'il est. Il nous traverse par instants, déjouant notre vigilance, rebelle à la raison qui voudrait le capter, glissant dans notre ciel mental comme ces étoiles filantes trop brèves qui déchirent les nuits d'été.
D'elles, nous ne pouvons dire assurément : je les ai vues. Elles sont passées trop vite, déjà disparues à l'instant où tremble sur la rétine leur filament incandescent.
D'elles aussi, comme du bonheur, nous pouvons dire : elles sont la trace d'une lueur déjà morte.
Être heureux signifie d'abord se souvenir du bonheur.
- Jean-Philippe Arrou-Vignod -
Outre les Poésies en vers, cette édition de poche comprend les Illuminations, Une saison en enfer, Un coeur sous une soutane et les Proses évangéliques. De la correspondance, n'ont été retenues que la lettre « du voyant » et celle dite de « Laïtou ». « Le Rêve de Bismarck » - article paru en 1870 dans Le Progrès des Ardennes sous le pseudonyme de Jean Baudry - clôt cet ouvrage.
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La mystérieuse beauté des jardins japonais
François Berthier
- Arléa
- Arléa Poche
- 6 Novembre 2025
- 9782363084231
Un livre passionnant sur la conception du Ryoan-ji, une référence dans l'art du jardin japonais, idéal pour comprendre avec un oeil neuf ce dépaysement bien éloigné de notre conception occidentale de "jardin".
Le jardin du Ryoan-ji : ce lieu unique a fait couler beaucoup d'encre au Japon et plus encore peut-être en Occident. Chef-d'oeuvre de l'architecture japonaise pour celui qui sait voir au-delà de quinze pierres posées sur 200 m2 de sable. Un dépouillement extrême qui déconcerte et invite à la méditation. Ce jardin abstrait et très contemporain a pourtant été construit par des moines aux XVe et XVIe siècles pour incarner la pensée zen.
Le livre retrace les conditions de sa conception et son influence déterminante sur l'art du jardin japonais. François Berthier parle merveilleusement de ce non-jardin, de son mystère et de sa force. Tout nous est soudain éclairé par sa pensée si limpide : il ne dévoile pas le mystère, il le met à notre portée. -
EUX SUR LA PHOTO Arléa-Poche Hélène Gestern Une petite annonce dans un journal comme une bouteille à la mer. Hélène cherche la vérité sur sa mère, morte lorsqu'elle avait trois ans. Ses indices : deux noms et une photographie retrouvée dans des papiers de famille, qui montre une jeune femme heureuse et insouciante, entourée de deux hommes qu'Hélène ne connaît pas. Une réponse arrive : Stéphane, un scientifique vivant en Angleterre, a reconnu son père.
Commence alors une longue correspondance, parsemée d'indices, d'abord ténus, puis plus troublants. Patiemment, Hélène et Stéphane remontent le temps, dépouillant leurs archives familiales, scrutant des photographies, cherchant dans leur mémoire. Peu à peu, les histoires se recoupent, se répondent, formant un récit différent de ce qu'on leur avait dit. Et leurs découvertes, inattendues, questionnent à leur tour le regard qu'ils portaient sur leur famille, leur enfance, leur propre vie.
Avec Eux sur la photo, Hélène Gestern nous livre une magnifique réflexion sur les secrets de famille et la mémoire particulière que fixe la photographie. Elle suggère que le dévoilement d'éléments inconnus, la résolution d'énigmes posées par le passé ne suffisent pas : ce qui compte, c'est la manière dont nous les comprenons et dont nous acceptons qu'ils modifient, ou pas, ce que nous sommes. -
Depuis la vente, à Drouot, en 2006 et 2007, de plusieurs manuscrits de la prestigieuse collection de Pierre Bérès, les rimbaldiens de la planète - ils sont nombreux dans tous les pays - ont désormais acquis quelques certitudes, et ont pu noter des variantes avérées sur certains poèmes d'Arthur Rimbaud.
Il faut se rappeler en effet que le poète ne publia de son vivant qu'Une saison en enfer, et que tous ses autres poèmes furent joints aux lettres qu'il envoyait à ses correspondants (Paul Verlaine, Paul Demeny, Georges Izambard.).
À chaque nouvel envoi, Rimbaud introduisait une ou plusieurs variantes dans ses ouvres et, en l'absence de la missive originale, certaines interprétations ou conjectures sur une phrase, un mot, voire une virgule ont parfois tourné à la querelle, au pugilat littéraire (voir Le Dernier Couac, de René Char, qui fut une réponse au théories d'Étiemble sur l'interprétation d'un vers de Rimbaud).
La mise en lumière, à Drouot, d'un certain nombre de manuscrits nous a donc permis de mettre à jour notre édition des Poésies d'Arthur Rimbaud, lesquelles, avec Une saison en enfer (publiée à l'identique sur le modèle de l'édition originale) et les Illuminations, représentent l'édition la plus authentique des ouvres du poète. -
Marilyn Monroe, féminisme et engagement #MeToo (avant #MeToo).
Cet agenda italien où elle exprime en quelques mots et une biffure l'étendue de sa quête : I'm not M.M.
" Je ne suis pas M.M. "
Affirmant et niant, disant et taisant, approuvant et refusant cette identité imposée par le système. Double comme cette double initiale, M.M., double et divisée, moitié Marilyn, moitié Norma Jeane, moitié Monroe et... moitié quoi ?
Marilyn Monroe, cheveux blond platine, sourire éclatant, aux rôles iconiques et au destin tragique, est un mythe prodigieusement attachant.
Mais que sait-on de Norma Jeane Baker, qui aimait tant lire, intelligente et drôle. Elle qui cherchait et craignait en même temps l'adrénaline des studios de tournage, qui existait plus intensément face aux caméras, et doutait d'elle en permanence. Née sous le signe des Gémeaux, double comme ces siamoises qui supportent toute leur vie l'encombrante présence de l'autre. Double et déchirée, la star rayonnante et l'actrice insatisfaite. Celle qui quêtait, de film en film, la reconnaissance du public, des critiques, est aussi une femme immensément moderne et engagée : elle créera sa propre société de production ; et dénoncera, des décennies avant le mouvement #MeToo, les hommes tyranniques, les injustices salariales et les abus d'Hollywood. -
Fabienne Verdier, les formes de l'invisible
Stéphane Lambert
- Arléa
- La Rencontre
- 9 Octobre 2025
- 9782363084248
Vous ne connaissez pas Fabienne Verdier ? Grâce à Stéphane Lambert, nous pénétrons dans l'atelier et découvrons le travail magnifique d'une femme peintre et calligraphe. Vous ne l'oublierez pas !
Pour celui qui cherche, l'expérience fait sens, et ce sens n'est jamais achevé. C'est une impossible tâche de vouloir fixer la signification d'une oeuvre. Sa portée échappe à l'entendement de celui qui la conçoit. Il n'y a moyen d'évoquer que ce qui nous y relie. Fragment par fragment, en espérant que chacun d'eux puisse contenir un peu de la saveur d'un hypothétique tout.
Depuis sa formation en Chine dans les années 1980, Fabienne Verdier s'est imposée comme l'une des figures majeures de la scène artistique contemporaine internationale. N'hésitant pas à transgresser les traditions dont elle s'est nourrie, elle a développé une nouvelle abstraction qui cherche à donner une forme aux énergies à la source des apparences.
Pendant plusieurs mois, Stéphane Lambert a eu le privilège de côtoyer l'artiste dans son atelier. En revenant sur les grandes étapes de son parcours et les aspects fondamentaux de son travail, l'auteur fait ici le récit de cette riche et intense expérience aux côtés d'une artiste qui ne cesse de révolutionner son propre langage et d'inventer d'autres moyens d'approcher ce qui sous-tend la création. -
Sans doute est-ce d'écrire sur ces jours de classe qui me pousse la nuit à me souvenir d'eux, elles et eux sans le vouloir. Il y en a eu des centaines, peut-être des milliers. Malgré tout, il y a aussi tous ces élèves invisibles à qui on enseigne chaque année. Ils se tortillent sur leur chaise, font plus ou moins leurs devoirs, lèvent la main de temps en temps, se mettent à deux ou trois pour faire un exposé et on se rend compte qu'une d'elles tremble en tenant sa feuille.
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Décidée à vendre la maison du Finistère, où depuis l'enfance, elle passait ses vacances en famille, parce que restée seule, elle n'en a plus l'usage, et surtout parce que les souvenirs qu'elle garde de ce temps sont loin d'être heureux, Claire prend un congé d'une semaine de son bureau parisien pour régler l'affaire. Elle se rend sur place en voiture un dimanche d'octobre. Arrivée chez elle, une bien mauvaise surprise l'attend. Son projet va en être bouleversé. Cela pourrait être le début d'un roman policier. Il n'en est rien ou presque. L'enquête à laquelle la narratrice se voit soumise n'est que prétexte à une remontée des souvenirs attachés à cette maison autrement dramatique pour elle.
Et si, à près de cinquante ans, elle faisait enfin le point sur elle-même et les siens ?
Dans La Maison de Bretagne, Marie Sizun reprend le fil de sa trajectoire littéraire et retrouve le thème dans lequel elle excelle : les histoires de famille. Il suffit d'une maison, lieu de souvenirs s'il en est, pour que le passé non réglé refasse surface. L'énigme d'une mère, l'absence d'un père, les rapports houleux avec une soeur, voici la manière vivante de ce livre. Mais comme son titre l'indique, c'est aussi une déclaration d'amour à la Bretagne, à ses ciels chahutés et sa lumière grandiose, à l'ambiance hors du temps de ce village du bout des terres, face à l'Océan, où le sentiment de familiarité se mêle à l'étrangeté due à une longue absence.
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En 1925, Albert Londres met sa notoriété au service d'une cause méconnue, l'enfermement tel qu'il est réservé aux malades mentaux.
Après avoir dénoncé les bagnes de Guyane et Biribi, c'est à une autre forme d'enfermement qu'Albert Londres entend s'attaquer : les asiles d'aliénés.
Se heurtant une fois encore à la mauvaise volonté des autorités administratives, le grand reporter tentera même de se faire passer pour fou.
Parvenant enfin à pénétrer dans plusieurs établissements, il réalisera de nombreuses interviews de malades, qui fourniront la matière de douze articles - volontairement polémistes.
La rédaction du Petit Parisien hésitera avant de publier cette enquête, qui ne paraîtra qu'en mai 1925.
Devant l'indignation des psychiatres et des aliénistes, Albert Londres, dans le livre qui fera suite à la publication du reportage, sera contraint d'adoucir certains passages et de maquiller quelques noms propres. -
Les dernières volontes de Heather McFerguson
Sylvie Wojcik
- Arléa
- Arléa Poche
- 5 Juin 2025
- 9782363084156
Un savoureux mélange de hasard, d'audace et de renoncement, de choix, de promesses tenues ou non, de silence et de secrets.
Un jour, Aloïs, libraire à Paris, reçoit la lettre d'un notaire d'Inverness lui annonçant qu'une inconnue, Heather McFerguson, lui lègue sa maison dans le village d'Applecross. Qui est cette femme, dont Aloïs n'a jamais entendu parler et surtout pourquoi fait-elle de lui son héritier universel ? Après avoir hésité, il accepte et se rend en Ecosse pour essayer d'élucider ce mystère. Là-bas, dans ces paysages faits d'eau, de pierres et de lumière, il ressent ce sentiment si étrange d'avoir trouvé sa place. Tout, absolument tout l'attire dans ce pays inconnu. Il y rencontrera des personnes qui, avec leur part d'ombre et de lumière, l'aideront, chacune à sa manière, à comprendre la raison de sa présence. Commence alors pour Aloïs un long chemin de questionnements où, peu à peu, se dessinera une part de son histoire familiale. Il sera question de hasard, d'audace et de renoncement, de choix, de promesses tenues ou non, de silence et de secrets. Les paysages d'Ecosse, omniprésents, grandioses et purs, qui gardent la trace de ceux qui passent et veillent sur eux, dévoileront la fuite, le déchirement entre passion et raison, fidélité et abandon. -
Si vous n'êtes jamais allés dans un bar de nuit à Tokyo, c'est maintenant ou jamais !
Rencontre, échange, intersection. Kanji assez simple en apparence, fragile, enlevé. Il signifie à la fois aller, venir, être mêlé, se mélanger. À l'origine, comme on peut encore le deviner en regardant sa forme actuelle, c'est un homme qui croise les jambes. Transactions diplomatiques, politique étrangère, relations sexuelles, rien de ce qui est rencontre ne lui est étranger.
Quatre visions de la ville, autant de coups de pinceau traçant, à la manière des kanjis, un essai stylisé de Tokyo aux premières lueurs de l'aube. -
À la mort d'OEdipe, Étéocle et Polynice, ses deux fils, conviennent de régner à tour de rôle sur Thèbes. Mais, au moment voulu, Étéocle refuse de laisser le trône à son frère.
Furieux, Polynice quitte Thèbes, va à Argos, y épouse une des filles du roi Adras, puis part en guerre contre Thèbes et son frère. L'armée d'Argos est défaite. Étéocle et Polynice s'entretuent. La pièce d'Antigone commence quand les deux filles d'OEdipe, Antigone et Ismène, apprennent que Créon, le roi de Thèbes, vient d'interdire l'enterrement de Polynice, leur frère, pour le punir d'avoir combattu contre sa patrie.
Antigone transgresse le décret de Créon : elle veut enterrer son frère. Sa révolte n'est pas d'ordre seulement personnel et familial. Créon et Antigone incarnent deux idées de la communauté, deux conceptions de la loi, deux versions du sacré. Au coeur du conflit tragique, la vérité humaine et politique de la communauté est liée au sens que les vivants donnent à la mort et à la place qu'ils réservent aux morts. Apparue autour du VIIe siècle avant J.-C, la figure d'Antigone a traversé les siècles et les langues pour atteindre à l'universel.
Sophocle a écrit environ cent vingt pièces (il nous en reste huit). Très attaché à sa ville, il passa les quatre-vingt-dix années de sa vie à Athènes. Athlète, musicien, chanteur et poète, Sophocle participa aussi au gouvernement, devint stratège (après le succès d'Antigone en 442 avant J.-C.), prit part à l'expédition de Samos avec Périclès et Thucydide. Les Athéniens, à sa mort, l'élevèrent au rang des dieux et lui consacrèrent un
temple.
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Pourquoi fuir encore quand on a peut-être trouvé un refuge ? Ils ont tous un secret, une blessure, qui les ont menés là, dans ce pays d'alpages, où le pouvoir de la montagne, des lacs profonds et d'un bleu surnaturel et d'une flore enchantée, les répareront, chacun à sa façon. Peu importe finalement ce qu'ils fuient. C'est dans la rudesse des hivers et l'enchantement des étés en altitude qu'ils se répareront.
C'est tout l'univers romanesque de Sylvie Wojcik que l'on retrouve dans ce beau et fort roman. La bienveillance providentielle de la nature, où les silences, les beautés simples et fortes, les difficultés qui mettent les hommes à l'épreuve et les font se surpasser, parlent surtout d'une rédemption par les infimes détails du quotidien. -
Ce récit historique d'un naufrage au XVIIe siècle est digne de figurer dans les annales de la criminalité peu ordinaire : c'est un grand livre sur le mal.
Ce récit historique d'un naufrage au XVIIe siècle est digne de figurer dans les annales de la criminalité peu ordinaire : c'est un grand livre sur le mal.
Le
Batavia fit naufrage près d'un archipel de corail, à 80 kilomètres du continent australien. À peine sauvés de la noyade, les trois cents rescapés tombèrent sous la coupe d'un des leurs : un psychopathe lâche et sanguinaire, qui réussit à massacrer deux tiers des survivants, n'épargnant ni les femmes ni les enfants.
La tragédie du
Batavia frappa les esprits autant que le naufrage du
Titanic au XXe siècle.
Prosper, le deuxième récit, est de loin plus apaisé. Simon Leys y relate une aventure de jeunesse : il embarque pour la durée d'un été sur un thonier breton, l'un des derniers voiliers de pêche. Il fixe ainsi le souvenir de ses compagnons, de leur monde aujourd'hui disparu, avec tant d'intelligence et d'humanité. Et dans un style éblouissant qui est le sien.
La postface d'Étienne Noël, grand admirateur de Simon Leys, est une enquête sur les métiers de la mer de cette époque. -
Ce livre regroupe neufs textes de Conrad sur la mer et les bateaux.
Ce livre regroupe neufs textes de Conrad sur la mer et les bateaux, où se lisent la nostalgie et l'indignation d'un marin qui assiste avec une tendresse grave au bouleversement d'un monde, celui des hommes de mer sacrifiés à la nouvelle économie et au tourisme.